ARTICLES ET AUTRES ÉCRITS








REVUE POSITIF n°770 2025 -
“La maison, les souvenirs et les fantômes”









Quelle place les espaces occupent-ils dans notre mémoire ?
En s'appuyant sur plusieurs œuvres majeures du cinéma, cet article montre comment la maison, l'appartement ou les paysages de l'enfance deviennent les réceptacles d'une histoire intime. Une réflexion sur la manière dont les cinéastes font des lieux les témoins silencieux du temps, des souvenirs et des émotions qui continuent de nous habiter.



















REVUE POSITIF n°757 2024 -
“Du geste à la grâce. The Tree of Life de Terrence Malick”





Comment le cinéma peut-il rendre visible l'invisible?
À travers The Tree of Life, Terrence Malick fait de la grâce une véritable matière cinématographique. Loin de se limiter à son récit spirituel, le film déploie une mise en scène où les gestes, les mouvements des corps, la lumière et la caméra expriment ce que les mots ne peuvent dire. Cet article explore la manière dont Malick transforme chaque image en une expérience sensible où la prise de vues (souvent fluide en Steadicam), le montage et l'improvisation concourent à faire émerger une émotion. Une plongée dans l'un des cinémas les plus singuliers de notre époque, où la quête de transcendance passe avant tout par la puissance des images.











   
Comment convaincre toute une industrie qu'une invention peut transformer le cinéma ?
En 1974, Garrett Brown réalise une bande de démonstration de son invention, le “Steadicam”, composée de mouvements de caméra inédits qui fascinent cinéastes et producteurs. Cet article analyse ces premiers essais et montre comment ils ont révélé tout le potentiel d'un dispositif appelé à révolutionner le langage cinématographique.















On admire souvent la fluidité d'un mouvement de caméra sans imaginer celles et ceux qui le rendent possible. En donnant la parole à des opératrices Steadicam, cet article interroge les représentations du corps, de la force et de la légitimité dans un métier longtemps perçu comme masculin. Une lecture qui invite à voir autrement ces images en apparence si légères.









À la croisée de la recherche en anthropologie visuelle, de l'analyse cinématographique et de l'essai personnel, cette recherche prend pour point de départ un lieu familier : la Cité-Jardin des Acacias, où j'ai grandi. À travers l'étude d'œuvres cinématographiques, littéraires, mais aussi de texte anthropologique, philosophique et scienfitique autour de la mémoire, j'explore le rôle des lieux, des sensations et de l'imaginaire dans la construction des souvenirs, tout en questionnant les moyens formels permettant de les mettre en scène.

    Cette recherche s'est développée en parallèle de la réalisation du film documentaire Terrain de jeux, qui constitue son prolongement pratique. Le film est né des mêmes interrogations : comment filmer un espace chargé d'une histoire personnelle ? Comment donner à voir un passé disparu ? En expérimentant le montage, le son, la voix, les temporalités et les rapports entre présent et imaginaire, Terrain de jeux cherche à faire émerger la mémoire à partir du paysage lui-même. Le mémoire revient ainsi sur les choix esthétiques, méthodologiques et narratifs qui ont accompagné cette création, en montrant comment la pratique cinématographique a nourri la réflexion théorique, tout autant que la recherche a orienté la mise en scène du film.

    Plus largement, ce travail défend l'idée que les espaces ne sont pas de simples décors, mais des territoires de mémoire où s'entrelacent expériences vécues, imaginaires et émotions. En interrogeant les liens entre cinéma, souvenir et espace, il propose une réflexion sur la manière dont le documentaire peut donner forme à l'invisible et faire du paysage le lieu d'une expérience sensible du temps.











    Né d'une expérience de tournage en forêt, le film De lumière et de souffle est à l'origine de cette recherche. Au fil des repérages, des expérimentations de cadrage, de prise de son et de montage, le projet a fait émerger une interrogation sur la manière dont le cinéma peut rendre sensible un espace naturel sans le réduire à un simple décor.
   
    Ainsi, en cherchant à déplacer le regard habituellement centré sur l'humain pour accorder une présence propre au paysage, aux arbres, au vent, aux animaux et aux phénomènes qui composent le milieu, cette démarche a progressivement conduit à une réflexion sur la posture d’un filmeur, son écoute et son rapport au terrain. À partir de cette expérience, le mémoire interroge les possibilités du cinéma documentaire à renouveler notre rapport sensible au monde vivant. En croisant théorie du cinéma, anthropologie visuelle et écologie des images, la recherche, à ll'heure de cette crise écologique sans précédent, défend l'idée que les formes audiovisuelles peuvent contribuer à réanimer notre perception de la nature et à retisser un lien sensible avec les milieux que nous habitons.






REVUE SOROCINÉ n°2 2022 -
“Les cascadeuses et le corps à l’epreuve”










Derrière les scènes d'action les plus impressionnantes se cachent des femmes dont le travail reste souvent dans l'ombre. À travers les témoignages de cascadeuses professionnelles, cet article interroge les représentations du courage, du risque et du corps féminin dans un métier où la performance se conjugue avec détermination et précision.






  Natasha Braier, directrice de la photographie, partage son approche de la lumière, de la couleur et des choix techniques qui construisent l'atmosphère d'un film et servent sa mise en scène.